L’Oiseau Caillou

  • Roman
  • Bretagne
  • 1922
  • 1ere guerre mondiale
  • Amour
  • Littérature française

En 1922, le jeune Henri Roussel, mutilé de guerre, s’embarque pour l’Ile de Sein.

Affecté au poste de gardien du phare d’Ar-Men, il pense trouver sur ce minuscule bout de terre une vie meilleure, loin de ceux qui l’ont abimé. Malheureusement l’accueil n’est pas à la hauteur de ses espérances.

Quelques mois plus tard, en plein hiver, le feu d’Ar-Men ne s’allume pas. Qu’est-il advenu des deux gardiens en poste ? Malgré tous les risques, Henri est envoyé seul pour tenir le phare jusqu’à la prochaine relève. Sera-t-il à la hauteur ? Pourra-t-il prouver qu’il n’est pas un imposteur, qu’il mérite sa place sur l’ile et l’amour de Jeanne ?

EMBARQUEZ POUR L’ILE DE SEIN ET LE PHARE D’AR-MEN !

Roman
Longueur : 270 pages
Date de parution : 24 juin 2022
ISBN (Broché) : 9782490011001

Extrait

Lorsqu’Henri Roussel découvrit l’ile de Sein, il voyageait à bord de l’Angela, un voilier qui reliait deux fois par semaine Audierne et l’ile, transportant le courrier et les nouvelles du continent, les touristes qui voulaient visiter le raz de Sein et quelques familles venues rejoindre un oncle insulaire.

C’était une matinée chaude d’aout 1922. Une légère brise poussait le navire sur une mer calme, à une allure correcte et régulière, sans que le patron ait à faire de manœuvres particulières. Durant quelques minutes, il confia même la barre à un enfant ravi de prendre le commandement du bateau sous le regard fier de ses parents. De temps en temps, le capitaine corrigeait le cap et offrait à son élève quelques cours élémentaires de navigation. Un matelot l’accompagnait. Une fois la machine lancée, il s’installa sur les cordages au pied du mât et discuta avec l’un des voyageurs.

Henri, assis à tribord, les écouta d’une oreille et ferma les yeux. Il laissa le vent l’envelopper et ébouriffer ses cheveux bruns décoiffés. Le jeune homme se pencha un peu et laissa trainer sa main dans l’eau.

Jamais il n’avait fait un si long voyage en mer. Une seule fois, quand il était enfant, un ancien ami de ses parents, pêcheur établi à Saint-Nazaire, les avait promenés dans l’estuaire de la Loire. Il en gardait un souvenir d’aventure et de frisson, l’agréable sensation d’avoir été pirate ou capitaine le temps d’un après-midi. Aujourd’hui, c’était différent. Il n’avait plus de rôle à jouer pour rendre le moment exceptionnel. Il découvrait le simple plaisir de se laisser glisser, de planer, de respirer cet air iodé, de n’entendre que le frottement de l’eau sur la coque et le claquement sur la proue quand elle rencontrait une vague. Jamais il ne s’était senti aussi libre.

La mer s’agita et bouillonna peu à peu. Le bateau venait de dépasser la Pointe du Raz, là où finissait la terre bretonne.

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